Mes « devoirs de vacances » avant la « rentrée des classes » au Festival de Granby

La formation-résidence à Granby, ça commence lundi !
Avec 25 artistes canadiens qui participent au concours d’auteur-compositeur-interprète du Festival et 3 autres artistes européens invités en tant qu' »auditeur libre », je serai formée, entraînée, coachée, et performerai pendant deux semaines qui s’annoncent des plus intensives !

Au menu, en vrac : des ateliers de théâtre et d’impro, des ateliers de technique vocale, des formations diverses sur le disque, la gestion de carrière, la communication sur scène ou les aspects plus administratifs de l’activité d’auteur-compositeur-interprète, mais également un mini-concert dans une église, un autre dans ce qui se rapproche d’un centre médico-psychologique, des jams sessions et soirées à thème à monter et organiser avec mes petits camarades, et même une apparition sur la grande scène du Palace de Granby !

Mais bien entendu ce menu alléchant ne pourrait être bien assimilé si quelques devoirs de vacances n’étaient pas préparés en amont.

Cela fait donc quelques semaines que je prépare plusieurs exercices, parmi lesquels les suivants :

– une chanson imposée par l’organisation du festival, à reprendre et se réapproprier : ça a été l’occasion de découvrir ce qui constitue des « classiques » pour les québécois, mais dont je ne soupçonnais pas l’existence. Après avoir tourné en rond sur ma chanson, originellement très 70’s avec beaucoup de chœurs et un solo de flûte traversière, j’ai décidé de prendre le contrepied en proposant quelque chose de délicat et d’intimiste, proche de l’esthétisme de Lisa Ekdahl,

– un monologue à apprendre par cœur et à déclamer sur scène (heureusement, ce ne sera pas public !). Aucune indication d’interprétation, c’est à nous de définir qui est le personnage à qui nous prêtons les traits et la voix. Exploration intéressante et émouvante, même si mon discours est, par moments, un peu osé !

– une chanson anglophone à reprendre littéralement en français, au choix, du moment qu’elle soit connue. L’objectif est d’en faire un numéro un peu absurde, comme dans les spectacles des Franglaises. Je ne vais pas révéler mon choix car j’en réserve la surprise aux auditeurs de la soirée ; je dirais simplement que je vais jouer le premier degré à fond. Qui sait, peut-être que ma bluette saura toucher des cœurs, malgré ses paroles ultra mielleuses …? Tout ce que je peux dire c’est que j’ai longtemps hésité à reprendre du Rihanna afin de changer inlassablement le mot « parapluie » sur scène, sans honte !

C’est samedi soir que je rejoindrai ma famille d’accueil à Granby, avec qui j’avais déjà pu être en contact par visioconférence (merci internet !), pour une immersion culturelle totale !
Rencontre avec mes futurs camarades de musique (qui se connaissent déjà entre eux depuis quelques mois) dimanche soir, pour la « prérentrée ».

C’est donc à la fois avec un petit pincement au cœur et une certaine impatience que je quitte Montréal, après avoir assisté à un festival et à un concert de Radiohead mémorables, après un dernier verre rue Saint Denis et en prenant congé de mon balcon si bucolique d’Hochelaga.

< Le Festival Osheaga à la golden hour pendant M83 >

< La vue depuis le Festival Osheaga >

< La vue depuis le Festival Osheaga >

< Ma frimousse à Osheaga avant l’entrée de Radiohead >

< Un bout de Montréal vu depuis le vieux-port #nofilter >

< Un autre bout de Montréal avec un éclairage naturel dramatique #nofilter >

< La dernière bière avant Granby >

< Un coup d’oeil à la rue Saint-Denis, où une représentation de Mary Poppins était proposée >

< Mon fabuleux balcon bucolique d’Hochelaga (ajoutez-y le chant des oiseaux) >

D.

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Photos : Marianne Hell / Joseph Scarito / Fred William Dewitt Logo : Olivier Classe