Massif Central Tour – Etape 2 : Aubusson

Après un petit dej’ royal dans nos chambres d’hôtel respectives, Eric et moi repartons sous un beau soleil pour atterrir bien vite dans de la grisaille. Nous parcourons petits villages sur petits villages et faisons le plein à une station essence qui fait aussi office de dépôt de pain, épicerie, dépôt de fromages entre autres.

Nous arrivons vers 13 heures à Aubusson, le GPS nous indique n’importe quoi, perdu qu’il est dans l’altitude. Nous finissons par appeler D., qui sera la personne qui nous accueillera pendant notre séjour sur place. D. est un ami de longue date d’Eric, celui qui l’a poussé à devenir musicien. Il nous emmène dans sa maison en cours de restauration Il s’agit d’une bâtisse construite fin XVIIIème – début XIXème siècle longtemps occupée par un maître lissier (ou tapissier). Paraitrait-il que tout le gratin des années 60 serait passé par cette maison, Le Corbusier compris !

Aujourd’hui cette construction accueille à la fois un lieu de vie et des ateliers d’artistes avec une vue magnifique sur toute la ville en contrebas et sur plusieurs buttes.

Ma chambre avec plancher d’origine (fin XVIIIe-début XIXe). L’impression d’être dans un tableau vivant.

Autre vue de ma chambre

 

Vue sur des toits d’Aubusson

 

Un chemin pour aller voir Aubusson de haut

 

Une vue sur Aubusson et ses butées

 

L’accès vers les ateliers d’artistes

 

Un atelier d’artiste avec une vue magnifique

En fin d’après-midi nous nous installons au Fabuleux Destin où nous devons jouer le soir. Les balances se font avec quelques petites difficultés, résolues en partie par un changement de micro de dernière minute avec lequel j’aurai parfois à composer avec les sifflantes et autres labiales qui subiront les caprices de la sono et de l’acoustique de la salle.

La devanture du Fabuleux Destin. Avez-vous remarqué la vache ailée à droite de l’enseigne ? Elle a été dessinée par François Boucq, un dessinateur « bien eud’chez nous » !

Le soir venu, peu de public, mais assurément des gens de qualité venus pour réellement écouter. Je vois les sourires et réactions, ici chez un jeune homme, là dans le regard d’une dame qui semble agréablement surprise. Je me mets en mode « fun », laisse courir mon imagination, m’attarde sur quelques anecdotes et les raconte de façon peu commune. Le courant a l’air de bien passer.

Je finis le set et le bis sur la chanson « Après Moi », sombre morceau apocalyptique s’il en est, ce qui n’a pas l’air de déranger le public, qui semble prêt à être emmené là où on le souhaite. Le Fabuleux Destin a de fabuleux qu’il a un public bien élevé et ouvert d’esprit.

Après avoir remballé le matériel, nous refaisons le monde autour de ballons de rouge et de quelques tartines, et notre esprit vagabonde depuis le Wimeux jusqu’au sud de la France.

Puis nous rentrons, faisons un dîner à minuit, puis nous couchons.

Le lendemain, beau soleil. Direction la Cité Internationale de la Tapisserie, histoire de jouer les touristes en goguette.

La devanture du Centre International de la Tapisserie d’Aubusson sous un beau soleil

 

Un exemple de détail montrant le savoir-faire existant en matière de tapisserie

 

Thésée tuant le Minotaure, allégorie de la résistance pendant la deuxième guerre mondiale, conçue par Marc Saint-Saëns. La tapisserie est gigantesque.

Thésée tuant le Minotaure, allégorie de la résistance pendant la deuxième guerre mondiale, conçue par Marc Saint-Saëns. La tapisserie est gigantesque.

Le sang du Minotaure

 

Une petite chèvre toute mignonne dans une tapisserie de Dom Robert (détail)

 

Le déjeuner sera consacré à la découverte d’une spécialité locale : le pâté de pommes de terre, sorte de tourte à la patate et à la crème fraîche, peu diététique mais délicieux.

L’après-midi est consacré au chargement du véhicule avec nos affaires laissées au Fabuleux Destin. Avant de repartir, un dernier café sur la terrasse ensoleillée de l’endroit, que nous découvrons avec les nouvelles lueurs du soleil.

La terrasse du Fabuleux Destin

 

Nous roulons ensuite une heure sur de petits chemins qui donnent une vue magnifique sur les volcans alentours. Eric est toujours à l’affût de la moindre trace de neige et espère encore pouvoir en trouver à notre prochaine destination.

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Photos : Marianne Hell / Joseph Scarito / Fred William Dewitt Logo : Olivier Classe