Au commencement

Ouverture des Carnets, première page.

Cette section « blog » du site a pour but de présenter mon projet, ses évolutions, ses réflexions internes, les joies ressenties au fur et à mesure de sa progression.

Mais avant de commencer le récit, petite présentation informelle…

Moi c’est Daphné Swân. Ce nom est le mien depuis plusieurs années, depuis que j’ai composé mes premières chansons.

Mais retour en arrière.

Je grandis entourée d’un père mélomane originaire des Flandres, et d’une mère mélomane également, née à Paris et qui porte des origines vietnamiennes. Première musique entendue : Supertramp.

J’ai cinq ans, je reconnais déjà les notes que l’on me joue. Je me mets au piano à la maison, essentiellement pour copier ma grande sœur apprentie musicienne.

J’ai sept ans, et à l’école de musique on me propose de choisir le violon à l’essai.

Je tombe « amoureuse » de mon prof de violon : je garde l’instrument, et apprends donc piano et violon en parallèle.

Une dizaine d’années de conservatoire plus tard, j’écoute du rock et de l’électro, reprends Nine Inch Nails, Björk et Radiohead au piano tout en y plaçant un brin de voix. En parallèle, j’écris. De la prose, des univers fantastiques. Je suis geek et j’aime ça.

Etudiante, je franchis les portes d’un café-concert proposant des scènes ouvertes. Un jeudi par mois, je m’amuse à écrire et composer une chanson différente que je teste devant le public. Ce qui n’était qu’un jeu devient une expérience dont je veux repousser les limites.

Une rare photo de mes premiers pas en tant que compositrice

< Une rare photo de mes premiers pas en tant que compositrice au café-concert des débuts >

Je multiplie les défis, me cherche, me trouve parfois au détour, pêle-mêle, d’une scène au Rocher de Palmer gagnée suite à ma place de finaliste nationale au Tremplin Musiques de RU, d’une mini-tournée en Allemagne, d’un enregistrement dans les studios d’une grande radio en tant que « Sélection Talent Europe 1 », d’un marathon de concerts du bistrot de quartier au bar 4 étoiles au Festival de la Chanson de Café à Pornic, mais également de scènes ouvertes devant un public qui ne compte parfois pas plus de 5 personnes…

Mon petit passage à Europe 1

< Mon passage à Europe 1 >

Et pendant ce temps, j’affûte ma plume, explore ma voix, fais des erreurs quelques fois, je tâtonne, papillonne, m’étonne parfois de trouver le succès là où je ne l’attendais pas, et l’échec là où je pensais réussir.

2014. Je m’envole pour le Vietnam. Première fois que j’y vais. Ne parle pas la langue. J’avais signé pour six mois.

Je ne pensais pas du tout à la musique et à mon projet en y allant.

C’est la musique qui est venue me chercher.

Hanoi, c’est un peu mon Berlin à moi. Foisonnante, étrange, fascinante, cette ville est un bouillon de créativité, de rencontres artistiques. J’y intègre un groupe, joue dans le nord et le sud du pays, foule la scène de l’Institut français, redécouvre le répertoire francophone à travers les yeux de mes compagnons musiciens vietnamiens. Et vais retrouver le village perdu de mon grand-père.

Je reviens en France, un peu perdue. Puis me remets au travail, plus déterminée que jamais à développer mon projet musical.

Benjamin Guiot, jeune et talentueux batteur avec qui j’avais déjà joué pour un autre projet, rejoint l’aventure. Nous tournons un an ensemble, jusqu’à ce jour de novembre où le tremplin des Rencontres Matthieu-Côte au festival Sémaphore à Cébazat nous permet d’obtenir le prix de la 2Deuche de Lempdes et celui du Festival de Granby au Québec.

C’est donc au Québec que je me rends cet été, dans le cadre d’une résidence-formation ce mois d’août, offerte par le Festival International de la Chanson de Granby.

J’y serai en totale immersion, hébergée par une famille d’accueil sur place, parmi une trentaine d’autres auteurs-compositeurs-interprètes, à découvrir et expérimenter la façon dont les professionnels du spectacle québécois abordent l’activité d’artiste de la chanson.

J’ai hâte d’y être. Et j’ai hâte de partager cette aventure avec vous.

A très bientôt,

D.

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Photos : Marianne Hell / Joseph Scarito / Fred William Dewitt Logo : Olivier Classe